Pour un contenu digital qualitatif

01/07/2016 | 2 minutes de lecture

Facebook a annoncé mercredi qu’il procédait à de nouveaux changements dans l’affichage de son News Feed, déclenchant une volée d’articles à l’attention des marques sur la perte de leur sacro-saint reach & consorts. Des années après l’introduction des médias sociaux, il est triste de constater qu’encore une fois on n’estime pas le contenu pour ce qu’il apporte, mais bien sur base de métriques telles que le nombre de “likes”, de “fans”, …

Bien sûr les torts sont partagés, pendant tout un temps on procédait ainsi à une course au like, au retweet, concours 2.0. de celui “qui a la plus grosse”. Mais peu à peu les mentalités ont évolué et on a commencé tout doucement à se détacher de ces métriques qui, il faut le reconnaître n’exprimaient rien, pour se recentrer vers des métriques tels que l’engagement, qui portaient un vrai sens.

Malheureusement, ce changement n’a pas été propagé partout et beaucoup de managers se basent encore sur le nombre de likes pour juger de l’impact des réseaux sociaux dans leur communication digitale (réseaux sociaux que ces mêmes managers ont relégués pendant de longues années au rang secondaire mais soit.).

Le problème reste donc entier : quand on base les objectifs d’une équipe de communication sur ces métriques passéistes, on plombe le travail effectué par ces équipes par une nouvelle “course au like”. D’où la multiplication de contenu pauvre, d’articles aux titres accrocheurs, mais au contenu proche d’une brève de journal, de posts répétant en boucle infinie les propos tenus dans le premier paragraphe, …

Tout cela amène à ce magnifique état des lieux : 80% du contenu partagé sur les réseaux sociaux est de la merde. Purement et simplement. 80% du contenu produit de force à la chasse aux métriques ne vaut absolument rien. Alors Facebook, comme Google à l’époque, a décidé d’adapter ses algorithmes, non pas pour pénaliser les entreprises, ou “diminuer leur reach”, mais dans une ultime tentative de leur faire prendre conscience qu’il devient urgent de produire du contenu qualitatif et non quantitatif.

Si à l’époque Google a sévi contre les sites multipliant les mots clés dans le but de tricher sur leur positionnement, ce qui a mené à la création de sites au contenu enrichi et ayant de l’intérêt, il en est de même actuellement pour Facebook. Alors, avant de sortir piques et fourches pour hurler sur le géant bleu, questionnez d’abord votre stratégie de communication digitale et les métriques utilisées et orientez votre contenu, vos sites vers une information de qualité et du contenu intéressant, l’engagement viendra alors de lui même, et de façon beaucoup plus tangible qu’à travers des likes et autres retweets.