Un nouveau départ

30/05/2016 | 2 minutes de lecture

Cela faisait plusieurs années que l’idée me trottait en tête, sans jamais vraiment pouvoir la concrétiser. Plusieurs années déjà que j’exerçais aussi bien en tant qu’employé qu’en tant qu’indépendant complémentaire, jusqu’au jour où je me suis rendu compte que maintenir les deux n’était plus possible.

Après plusieurs mois d’introspection, beaucoup de discussions, et quelques conseils avisés par des proches, j’ai enfin pris la décision, et à moitié paniqué été poser ma démission, afin de devenir freelance à plein temps.

Mais tu n’as pas peur ?

Bien sûr que si, je suis absolument terrifié. Comme je le dis souvent, j’ai la moitié de mon cerveau (celle qui a un besoin fou de sécurité, de stabilité) qui a attrapé la seconde moitié et la secoue en hurlant à la folie passagère. Mais au fond de moi, je sais aussi que j’ai pris la bonne décision.

Bonne car je sentais bien que la vie d’employé ne me convenait pas du tout. Je m’y sentais trop à l’étroit, je ne me sentais pas évoluer, j’avais envie d’avoir plus de temps pour pouvoir le dédier à ma formation, évoluer, grandir, apprendre toujours plus.

Mais tu avais un bon poste !

Oui, j’avais effectivement un très bon poste, et une équipe en or, je décompte d’ailleurs les jours qu’il me reste à passer avec eux tellement ça va être difficile. Mais au fur et à mesure que le temps s’écoulait, je sentais aussi que ce n’était plus suffisant, que je passais à côté de quelque chose de plus important, de plus enrichissant.

C’est en voyant les projets sur lesquels je bossais sur le côté devenir de plus en plus riches, intéressants, que je me suis dit que je voulais désormais me consacrer à ça. M’investir à fond dans des projets qui changent la façon de voir les choses, qui changent le mode de pensée, … Des projets porteurs qui me feraient aller beaucoup plus loin que le classique 9to5.

Et ça va aller ?!

Seul l’avenir me le dira. J’avoue que je stresse beaucoup face à la montagne de travail qu’il me reste à accomplir, que mon bureau est couvert de post-its, d’idées ébauchées, de choses à mettre en place, d’embryons de projets. J’ai décidé de rester en préavis à mon poste actuel jusqu’à fin août, de façon à pouvoir former la personne qui me succèdera de la meilleure façon possible. Dès septembre, je ferai les premiers pas vers un territoire encore vierge.

Donc, je croise les doigts, et je sais que je ne serai pas seul, car je ne l’ai jamais été tout au long du chemin déjà accompli.

And there’s a million things I haven’t done. But just you wait, just you wait…